samedi 17 novembre 2012

Retour sur la traversée



Le trajet tel qu’il a été vu sur le site de Caribean 1500 nous positionnait très à l’écart des autres. Plusieurs d’entre vous ont questionné cet état de fait. Eh bien, ce soir, nous avons eu un trophée pour ce choix de route, bien que cela nous a retardés de 2 jours sur les autres participants. Pourquoi? Parce que la route que nous avons prise nous a évité toutes les tempêtes que les autres ont eu à subir en prenant la direction sud-est, directe sur les BVI. Leur route chevauchait plusieurs fronts froids en cascades. Sur notre route, nous avons eu de bons vents, beaucoup de brassages (35 nœuds), mais pas de vraies tempêtes comme celles que les autres ont subies. On a foncé vers l’est, sur les recommandations de Jean-Marie et Nycole du réseau du capitaine, presque jusqu’aux Bermudes. Dans un courriel, entre autres, un ami nous a demandé si on s’alignait pour l’Afrique! Quand, à notre arrivée (les derniers de la flottille), on nous demandait pourquoi on avait pris cette route, on apprenait en retour les difficultés et dommages que certains avaient eus. Un hublot arrachées, un enrouleur de gênois défait, des pilotes automatiques incapables de répondre (nous aussi, pour dire vrai!), une mise à la cape (arrêt du bateau, comme un bouchon sur l’eau) de 9 heures pour reprendre des forces, et beaucoup de bleus, parfois impressionnants.

Notre principal problème fut le manque de nourriture appropriée. Le départ avancé d’une journée a fait que nous avons dû faire notre épicerie en 30 minutes. Nous avons échappé alors quelques principes de base d’une bonne traversée. Nous avions beaucoup de nourriture, mais nous avons vite manqué de fruits frais. Nous avons aussi manqué de nourriture à grignoter. On n’avait pas envie de manger de vrais repas. Quand la gîte est extrême, on ne met pas la table pour un bœuf bourguignon! Tout ce qu’on peut manger, c’est des fruits, des biscuits secs, sucrés ou salés, du fromage, des noix ou autres nourritures des plus simples, jour et nuit, dans un bol et, si possible, sans ustensiles. On arrivait quand même à se faire un bon gruau le matin et du café, et cela constituaient le principal repas de la journée. Trois jours avant la fin, le frigo a encore fait défaut. Il est bien fragile celui-là!

Le deuxième problème a été le manque de sommeil, surtout au début, ce qui a favorisé le mal de mer, jusqu’à la prise des médicaments. Dormir deux heures et faire le quart de 4 heures pour ensuite redormir 2 heures, ça marche bien, mais le corps doit s’y habituer. Au début, le sommeil ne vient pas sur commande. À la fin, on dort tout de suite quand c’est notre tour, profondément. Pendant ces 11 jours, une certaine routine s’établit : le radio le matin, avec Nycole, c’était comme aller à la messe. À ne pas manquer. Toute notre confiance et notre sécurité intérieure reposaient sur cet échange avec Nycole, Pierre et André. On savait alors où était Ambrosie, pas très loin, la météo avec toutes les variantes et les mouvements du jour, parfois plusieurs rapports pas jour. Une présence tellement importante! Cet épisode du radio arrivait après une nuit de garde exigeante, en lutte avec le sommeil qui affaiblie notre attention. La nuit, c’est difficile. On ne voit strictement rien. Le pilote (lorsqu’il marche) fait le travail, mais on doit surveiller les changements de vent, les écueils (qu’on ne verrait pas de toute façon) à gérer, la présence d’étoile ou l’espoir d’une lune. C’est noir, noir, noir... surtout si des nuages ou des grains cachent les étoiles. Lorsque la lune sort (vers 4 heures du matin en ce qui nous concerne), ça devient plus confortable. Lorsque le jour se lève, on revit avec lui. On n’a plus envie de dormir tellement c’est palpitant de voir la mer, même lorsqu’elle est montée. Que de beaux moments à contempler cette immensité, ce mouvement des vagues et de l'écume, des nuages et même des éclairs au loin, au dessus des autres bateaux probablement. 

On aurait aimé prendre des photos des grosses vagues de 15 pieds ou des gîtes extrêmes, mais jamais nos photos ne peuvent rendre l’effet des vagues. Il faut dire aussi qu'on ne pense pas vraiment à prendre des photos dans ces moments là. Bref, on est arrivé, le onzième jour, devant Tortola, très heureux de notre périple. On vous envoie quand même ces quelques images :

On s'attache
Le seul poisson pêché: un Bonito

Ça veut dire qu'on est arrivé!

La gang des navigateurs

remise des trophées

En ce moment, on est très embêtés car il faut encore une fois faire examiner le frigo et le spécialiste ne trouve pas, pour l'instant, la cause du problème. On perd un temps précieux qu'on aurait voulu Idyllique pour se récompenser de l'effort fait pendant la traversée. Eh non! On est attaché ici, pour une réparation. Émile est prisonnier comme nous à cause d'une exigence douanière. Il ne peut quitter le bateau sans nous.
Encore au frigo




mercredi 14 novembre 2012

Enfin...

Enfin à quelques milles des Iles. Nous avons navigué toute la nuit par beau temps. La voie lactée éclairait notre bel océan.Quelle magnificience. L'écume d'eau blanche derrière Coulicou nous rassurait sur la vitesse que nous faisions, au près avec 18 noeuds de vent, Sergio resta en garde a la tâche toute la nuit pendant ue nous profitions du moment et du sommeil.

Nous aimerions pouvoir vous envoyer des photos mais nous alimentons le blogue avec notre système winlink par radio ondes courtes et on ne peut transmettre que du texte.
C'est grâce à ce moyen que nous pouvons recevoir et envoyer des email. Nycole du Réseau du Capitaine nous envoi régulièrement des avis meteo, vitaux pour anticiper et prendre les mesures de sécurité. MERCI et gros 88 Nycole. Expression connue des radio-amateurs signifiant gros bizous.
Il y a aussi le réseau vocal par radio tous les matins entre 7h et 9h, heure de Mtlé L'équipe dévoué du Réseau du Capitaine, André, Pierre, Jean-Marie. Jean-Yves et Nycole mettent en contact les navigateurs dans l'Atlantique nord et sud.
Nous croisons ainsi, à la radio nos amis, rencontrés de ports en ports et avec qui nous avons lié des liens profonds.

mardi 13 novembre 2012

Dernière nuit en mer

Aujourd'hui fut un très belle journée de navigation.
Après une nuit encore difficile car nou devions nous passer la barre au 20 minutes, le soleil s'est de nouveau levé sur ce grandiose océan.
Sergio, c'est le nom de notre pilote automatique, nous avait encore lâché vers 21h hier.
Première chose importante; un bon déjeuner au gruau et sirop d'érable.En passant nos réserves commencent à baisser. y plus de gruau, ni de chips ni chocolat...bouuuu. Mais on a l'essentiel...youppie.
Nous devrions arriver à Nanny Cay demain après midi.
L'équipage ressent de plus en plus la fatigue. Il devient de plus en plus pénible de se déplacer dans le bateau avec une gîte de 15deg.
Cet océan n'en finit plus. On a très hâte de retrouver des bonnes douches, de bons restos, et surtout les plancher des vaches.
Malgré tout le moral demeure très bon. Chacun joue son rôle à merveille.
À la prochaine.

lundi 12 novembre 2012

Nuit difficile

Hier soir, après une belle journée de navigation dans une mer de 15pi et 25noeuds de vent nous nous sommes préparés à affronter la nuit, comme d'habitude, en réduisant la voilure et en prenant une allure confortable. Chacun assigné à son quart de vigie, car le pilote automatique se charge de garder le cap.

Nous avons baptisé notre pilote, SERGIO, du nom d'un de nos très bon et fiable amis.

Pierre est au dodo, Françoise à la vigie, Émile à la barre.
Tout à coup Coulicou part en auloffé, Sergio ne répond plus.
C'est la nuit noire, pas de lune. Coulicou se démène dans des vagues de 15pi qui déferlent. Le vent monte a 30 kt. Émile réussi le dompter et lui ramener le nez au vent, puis ajuste la cap.
Coulicou se laisse brider, c'est un bon voilier.

La situation est critique car l'équipage est fatigué et il faudra barrer manuellement et tenir jusq'au matin, comme la petite chèvre de monsieur Séguin. La nuit tout est différent. L'imagination s'emballe.
Le compas magnétique sur lequel le barreur a les yeux rivé pour maintenir la cap de 195 degrés est hypnotisant. On s'endore facilement si on ne fait pas un effort. Ici l'orgueil n'a pas sa place, il faut demander de l'aide si nécessaire.

Toute la nuit Coulicou obéit aux ordres. Le jour se léve faiblement.
Au programme; un bon gruau au sirop d'érable et café chaud, puis Pierre donne son avis sur le pilote.
Sans déranger la barre en mouvement il réussi à reserrer les vis allen qui bloque la roue d'engrenage sur le moteur du pilote. Quelle chance, Sergio reprend vie, Coulicou obéit maintenant à Sergio à nouveau.

Aujourd'hui ce sera jour de repos pour l'équipage et bonne douche rafraichissante.
La température de l'eau, ici dans l'Atlantique est de 30deg. C.

Notre nouvel estimé pour notre arrivée à Tortola sera mercredi matin car les vents faiblissesnt et le fuel est rare.

dimanche 11 novembre 2012

Touts petits dans l'océan

Que c'est difficile de vous écrire dans ces montagnes russes! C'est un sport extrême de garder son équilibre dans une mer montée. Coulicou glisse sur des vagues de 15' avec beaucoup d'élégance. Le vent siffle fort dans le génois. Pas de grand voile pour l'instant. Mais que c'est beau! La nuit, c'est plus difficile parce qu'on ne voit rien. La lune s'est montrée à 4h ce matin.
On ne sait pas ou on est dans la flotille car on ne voit absolument personne depuis le deuxième jour. On est seul au milieu de cet univers nerveux. En suivant le site de Caraibe 1500, vous pouvez savoir, en temps réel, ou on est par rapport aux autres.
Derrière Coulicou, on a tendu des lignes à pêche, dans l'espoir d'attraper un mahi-mahi. Ce matin, il y en a un qui a tout arraché. On ne saura jamais de quoi il avait l'sir, mais surtout, il est parti avec matériel. Pas de poisson pour souper.
On pense beaucoup à tout ceux qu'on aime et dans deux ou trois jours, on reprendra l'internet dans l'espoir d'avoir des nouvelles de vous.
Françoise, Pierre et Émile

jeudi 8 novembre 2012

Coulicou au milieu de l'Atlantique

Nous voyageons présentement vers le sud-Est avec un cap sur le fond de 140deg. Nous franchirons le 30è parallèle ce soir vers minuit. Il fait nuit et il fait beau. Nous avons eu un ciel couvert de cumulus pendant toute la journée. Nous avons repris nos teeshirt tellement la température est douce. Après avoir traversé plusieurs "squalls" et des orages électriques impressionnants, ça pétaradait de partout, on reste toujours très respectueux de mère nature. À deux reprises des déferlantes ont visité notre cockpit la nuit dernière. Par précaution, tout l'équipage porte des harnais de sécurité.

Le bateau se comporte bien, même si parfois tout se ramasse par terre. Ça brasse comme dans un moulin à laver. On a tous cotoyé le mal de mer, mais c'est Françoise qui en a été le plus affectée. On commence à accumuler les bleus. On a installé un cablot au plafond, entre l'épontille et la descente, pour se retenir, comme dans le métro. Notre maison sur l'eau bouge toujours au gré des vagues. On fait nos quarts et on dort quand on peut. Les trois premiers jours ont été très difficiles, mais c'est derrière nous maintenant.
Le moral est bon. Nous avons même mis des lignes à l'eau et attrapé un thon (Bonito). Émile a su l'apprêter délicieusement. On espère attraper un mahi-mahi demain. L'équipe forme un corps capble de faire face aux situations difficiles. Nous pensons souvent à nos enfants et à nos amis, si loin. Cela nous réconforte, car au milieu de la grande mer, nous nous sentons bien petits.

Nous explorons toutes les stratégies pour éviter les grosses dépressions qui montent sur la côte américaine. Le réseau du capitaine, et plus particulièrement Nycole, nous envoie par radio la météo en fonction de nos positions. À André , Pierre et Jean-Marie, nous devons aussi multes remerciements pour le support que nous accorde le Réseau.

Un autre bateau, Ambrosie, québécois aussi, fait route pas loin de nous (50 milles nautiques). Nous communiquons par radio.

Quant à l'organisation de World Cruising Carib 1500, qui organise ce rally vers les BVI, ils me semblent plus efficaces pour les 5 à 7 que pour supporter les voiliers participants. Leur réseau radio ssb marin se limite à prendre 2 fois par jour les positions des bateaux.

samedi 3 novembre 2012

On prend la mer

Nous avons quitté l'Amérique à 13h30. La décision n'a pas été facile. Tout le monde était sur le qui vive. Trois fronts froids vont se rencontrer à la hauteur de Cap Hateras, à partir de mardi. Il fallait donc décider si on prend la fuite devant ces intrus ou si on attend qu'ils soient passé. Mais quand vont-ils passer, et après, qu'est-ce qui suivra et pour combien de temps?
Tout le monde était fébrile et la décision de partir nous a tous ralliés.
En ce moment, on est en direction du golf Stream, en longeant Cap Hateras, à 4 mn des côtes. La mer est magnifique. Les vagues sont douces. Tantôt, le coucher de soleil nous a gratifié. Émile dort en ce moment car il commence le quart de 20h00 à la barre. Pierre suivra à 22h et moi à minuit. On devrait entrer dans le Golf Stream au matin.

Bonne nuit

mercredi 31 octobre 2012

Hampton, deuxième partie…


De retour sur Coulicou! Le séjour à Montréal a été court et intense. La fête de Yann, la famille, les amis, la mise à jour de gestion, la course aux informations, les commissions. Bref, on n’a pas chômé. En arrière-fond toutefois, l’inquiétude nous rongeait. C’était bien inutile, car l’ouragan n’a pas aussi sévère que les pronostics le disaient. Dans les jours qui ont précédé, tout indiquait qu’il allait entrer dans le Chesapeake et Hampton est dans l’entrée du Chesapeake. Non, Sandy est entré à New York pour y faire sa dévastation. Ici, ce fut une tempête tropicale seulement. L’eau a monté beaucoup, mais les vents du nord-ouest ont été bloqués par le relief. Notre inquiétude se reporte dès lors sur la famille à New York.
Aujourd’hui et demain, on se prépare pour le départ qui, selon les dernières nouvelles météo, sera le 4 novembre. Nous avons eu l’inspection de « Carïbean 1500 » aujourd’hui. On est presque prêts. Il nous reste à faire les provisions, vérifier les accastillages une dernière fois, et hop la galère!

mercredi 24 octobre 2012

Hampton et Sandy

On se prépare à partir - vers Montréal - pour un court séjour, probablement très intense. Bien qu'on a hâte de revoir notre monde, on ne part pas l'esprit tranquille parce que Sandy, un ouragan « nommé » s'en vient. Il est attendu ici dimanche. Cela nous rappelle l'ouragan Irène qui a magané notre voilier Raksha.

Toute la journée, on a vagué aux préparatifs : on a défait tout ce qui peut l'être et attaché tout ce qui peut bouger. Les amarres sont doublées et les défenses multipliées. On a les numéros de téléphone de nos voisins de quai et ils ont les nôtres. Demain matin, on quitte COULICOU maintenant dénudé. À notre retour, il faudra tout remettre en place très vite parce que les rencontres prévues pour la flottille de départ seront déjà commencées. Émile sera mis à contribution dès son arrivée.

On ne pourra pas voir tous les gens qu'on aime dans ces quatre petites journées au Québec et il faudra nous pardonner de vous garder pour notre vrai retour, en mai ou juin.

Les prochains messages seront semblables à celui-ci, sans image, car ils seront envoyés par radio, de la mer. Le présent message est d'ailleurs un test pour voir si je suis capable d'envoyer ces messages directement dans le blogue. Si vous nous lisez en ce moment, c'est que ça marche et qu'on pourra vous raconter notre périple, en temps réel, du milieu de l'Atlantique. N'est-ce pas fascinant?

dimanche 21 octobre 2012

Rien de spécial...

Ho là là ! Pas de message depuis le 15 octobre. Depuis Solomon's Island donc... 

En fait, il ne s'est rien passé de spécial, à part que le dinghy neuf qui nous a été donné en échange du précédent dinghy neuf acheté à Annapolis, fuit ! Nous avons donc travaillé très fort sur le téléphone pour obtenir que le vendeur reprenne à nouveau ce nouveau dinghy pour nous en donner un autre nouveau. En fin de compte, après les transactions d'Annapolis, les négociations à Solomon's Island, l'exaspération à Deltaville, il semble que le problème va se régler avec un représentant à Hampton. Ce n'est pas encore fait. Alors c'est à suivre.

Non, il ne s'est rien passé de spécial, à part de magnifiques journées ensoleillées à découvrir la jolie crique de Jackson Creek à Deltaville où nous nous avons touché le fond 4 fois en nous y rendant.

Non vraiment rien de spécial, à part que Françoise a appris les rudiments de la pêche avec les plus simples appareils, grâce à André de Wind Spirit 3 (André et Sabine). Elle a même reçu quelques pièces d'équipement pour pêcher des gros poissons de 15 livres. Pas de requins s'il vous plaît.

En fait, il y a eu quelque chose de très spécial dans ces derniers jours : Laissez-Aller (Alain et Lyne), Panache (Normand et Johanne) et nous, Coulicou, on s'est séparé, après s'être accompagné depuis Sandy Hook. Leur route les amène dans l'Intracostal alors que nous allons prendre la mer. Une belle et profonde amitié s'est tissée entre les 3 couples. Nous avons partagé beaucoup de belles soirées dans nos ancrages, sur les bateaux de l'un ou de l'autre. Au même moment, une nouvelle amitié s'est créée avec André et Sabine de Wind Spirit, mais nous ne pourrons pas l'approfondir maintenant, car nos chemins se séparent aujourd'hui. C'est un avenir.

En quittant Deltaville au petit matin, photo d'André (Wind Spirit3)


Jeudi, nous partirons pour Montréal pour quelques jours. Après, c'est la grande traversée...






lundi 15 octobre 2012

Solomon’s Island


Ce n’est pas une île! C’est une petite ville historique charmante. Les rives de Back Creek, où nous sommes, sont entièrement occupées par des marinas et des chantiers de bateaux. Hier, notre promenade en vélo nous a conduits dans un évènement canin assez particulier. Cela ressemblait à un grand rassemblement de chiens accompagnés de leurs maîtres. Aucun jappement, ce qui a été ma première surprise, mais surtout, j’ai été émue de voir autant d’amour et de fierté. 

Je suis le plus beau
Tous les chiens étaient beaux et dociles. Ils avaient l’air de s’amuser follement. Les maîtres étaient heureux et pavanaient derrière leurs petits et gros toutous. Je ne suis pas une «fan» de chiens, mais j’ai été profondément impressionnée par l’atmosphère qui se dégageait de la foule de chiens et maîtres. Je me suis sentie emportée par le plaisir d’être là à admirer ces magnifiques chiens. 

Petite pédicure (vernis rouge) pour madame
Regardez-moi bien aller
Qu'est-ce que tu veux, toi?

Je suis son guide, sinon il est perdu


On me prend pour un requin?
Fais pas ta gênée

On voudrait bien être jumelle!






C’est alors que, à travers cette euphorie que je partageais avec la foule, une triste pensée m’a envahi : je n’arrivais pas à me souvenir d’avoir ressenti une telle masse d’amour dans un évènement destiné à des enfants. Les enfants ont du plaisir dans les cirques, les foires, les cours d’école, les garderies, mais les adultes qui les accompagnent sont souvent inquiets, impatients, parfois fiers et certainement aimants, mais pas au point de dégager un tel ravissement. Je ne comprends pas…



Salut ma cocotte!
Allez, c'est par là que ça se passe...

vendredi 12 octobre 2012

Oxford


Nous voilà maintenant à Oxford, dans la Rivière Choptank. 

Nos amis explorent Hudson Creek dans Little Choptank pendant ce temps. On va se retrouver, probablement samedi, à Solomon Island (ce n'est pas une île!), de l’autre côté de la Chasepeake. La journée d’hier était agréable parce que le soleil nous a flattés, enfin. Il y avait déjà quelques jours qu’il nous boudait. Par contre, pas de vent, donc moteur toute la journée.



Nous avons étrenné notre nouveau dinghy et son moteur tous deux neufs dans la petite baie de Town Creek où nous sommes.



Aujourd’hui, quelques petits travaux sur Coulicou et projet de promenade à vélo dans le village. 

C’est à suivre…

mercredi 10 octobre 2012

Adieu Annapolis


On quitte Annapolis demain matin, après 10 jours dans le port et dans la ville. Pendant ce séjour, on a visité les kiosques et les voiliers en démonstration, mais nous avons surtout complété les achats requis pour notre voyage : un filtre à eau, une génératrice, un dinghy (le nôtre est complètement défoncé depuis le départ. Comme Pierre le dit, on était comme des canards qui pédalaient sous l’eau!). 

Un autre achat, non prévu celui-là, a été celui d’un nouveau moteur pour le dinghy. Hier, un drôle de bruit est apparu en quittant la rive pour se rendre au bateau. Tacquetac, tacquetac et tacquetac… En arrivant sur Coulicou, on (Pierre) ouvre le capot, mais on ne détecte rien. Alain (Laissez-Aller) fouille la « chose » avec nous. Rien de visible, mais le bruit persiste. On (Alain) trouve un mécanicien qui nous est chaudement recommandé par plusieurs personnes, Mike, de Mike’s Marine Service, et on prend rendez-vous dans l’après-midi. Il est situé dans Spa Creek, à moins de 2 milles en dinghy. Pout-pout-pout et tacquetac, suivi de pout-pout-pout et de retacquetac. Au bout de 10 minutes, pout-pout devient pet-pet-pet et flouc…le moteur tourne à vide (je ne sais pas imiter ça) et on n’avance plus. Rame-rame-rame et HoHisséHo. On finit par se rendre chez Mike, grâce à un monsieur qui a hissé notre moteur dans son coffre jusqu’à l’atelier. Le diagnostic n’a pas été long à sortir : les dents du pignon de l’engrenage du pied étaient cassées, ainsi que l’engrenage de la transmission. Je ne suis pas certaine que j’ai tout compris, mais on a vite calculé que ça ne valait pas la peine de faire réparer. 

Moins d’une heure plus tard, on saute dans un taxi et on est chez « Facett » pour acheter un nouveau moteur. On récupère notre dinghy abandonné le long de notre course. 

Toute cette histoire s’est passée entre 11 h et 17 h, juste avant un délicieux souper spaghetti chez Line et Alain (Laissez-Aller), en compagnie de Johanne et Normand (Panache).


vendredi 5 octobre 2012

La saga du frigo...Ouf...terminée.

La saga du frigo est bel et bien terminée. Après beaucoup de frustrations, les interventions de soi-disant frigoristes qui n'y arrivaient pas, nous avons enfin trouvé... eurêka !
Merci à Rick Miller de Miller marine Service à Rock Hall.
Un tout nouveau thermostat numérique avec vitesse variable pour le compresseur nous permet maintenant de laisser monsieur frigo faire sa job sans être obligé de se lever la nuit pour l'allumer ou l'éteindre pour protéger nos batteries.
L'installation a été un peu pénible, car dans un bateau, comme chacun sait, l'espace pour travailler est plutôt restreint, mais tout est bien qui finit bien.
On a encore beaucoup appris.

Pierre 

Bateaux en folie

Annapolis, c'est la grande foire des voiliers. Peut-être la plus grande foire de ce genre aux États-Unis. Il y a des bateaux partout. De magnifiques bateaux. Certains sont de vrais châteaux flottants. 




Jean-Pierre et Denise d'Absarocque
C'est tout un monde ! Dans cette foule disparate, on fait des rencontres extraordinaires. On retrouve des amis et on s'en fait de nouveaux. 

Nous serons à Annapolis pour quelques jours. À suivre...


mardi 2 octobre 2012

Le Crabe d'Annapolis


Ça y est, on est arrivé à Annapolis, la mecque des voiliers, et particulièrement des navigateurs québécois. C’est vraiment une grande rencontre. Le « Boat Show » commence dans 2 jours seulement et déjà, il y a des voiliers partout dans la baie d’Annapolis et dans chaque rivière qui s’y jette. Il y a un bateau taxi, et un bateau « pumpout » (il vide nos réservoirs sceptiques). Le maître de Port circule au travers pour s’assurer que tous les bateaux respectent les consignes de sécurité du port.

En arrivant, notre premier souci était de trouver une boule de mooring (pour attacher le bateau) étant donné que nous serons ici pour une bonne semaine. Aucun mooring disponible. Par contre, ce petit tour de piste nous a permis de repérer nombre de voiliers amis, dont Panache, Laissez-Aller, Irish Mist, Magie, Wind Spirit, et il y aura beaucoup d’autres liens qui vont se tisser dans les jours qui viennent. Plusieurs d’entre eux se dirigent, comme nous, vers les Caraïbes, mais en passant par les Bahamas, plutôt que par la mer. Nous avons finalement jeté l’ancre dans le port, dans 30’ d’eau. On y est très bien ancré. Nos amis sont venus nous saluer en dinghy.

Quelques nouvelles du frigo? Eh bien non, il n’est pas réparé. En entrant dans le bateau, hier, le frigoriste nous a demandé à brûle-pourpoint : « Have you ever clean the compressor »?  Qu’essscéça! de se dire en nous-mêmes!!!
La démonstration est claire : le ventilateur qui aspire l’air frais qui refroidira le compresseur est complètement bouché. Cela suffirait, explique-t-il, à empêcher le compresseur de fonctionner. Démontage, nettoyage, remontage, et hop la « job est faite », bonjour messieurs-dames. Deux heures plus tard, on se rend à l’évidence : le compresseur n’arrête toujours pas. Cet après-midi, on a achèté un thermostat électronique qui sera posé demain. À suivre…

Daniel, un crabe et Philippe
Ce soir, souper de crabes chez Panache, avec Magie (Daniel, Carole et Philippe). Johanne (de Panache) et Philippe ont pêché du crabe toute la journée. Résultat : Une trentaine de beaux crabes à savourer.

De g à d: Philippe, Johanne, Daniel, Carole, Pierre
Philippe, le maître pêcheur, nous a donné un cours de pêche. J'ai hâte de mettre ça en pratique, mais pour commencer, je vais faire l'achat de l'équipement de base : pieuvres en plastique, hameçons, poids, fil de fer, yoyo et fil de nylon, élastique et une petite boule rouge. Pas de canne à pêche ni de roulettes sophistiquées et encombrantes.