mercredi 19 mars 2014

Martinique

La vie est belle

Le château de la distillerie DePaz

Ron sur le mont Pelé

Vue de Saint-Pierre, du Mont-Pelé

dimanche 16 mars 2014

La Dominique

C'est la troisième fois que nous venons en Dominique. À chaque fois, on s'est fait le plaisir d'aller aux Chutes Trafalgar. Quelle merveille! On ne s'en fatigue pas. On est avec notre ami Ron qui est venu nous rejoindre en Guadeloupe. Ryan, un équipier d'un voilier voisin dans notre ancrage s'est joint à nous pour cette excursion. Ron et Ryan ont pataugé dans les Gorges de Titou, là où s'est tourné une scène du Pirates des Caraïbes.

D'habitude, quand on vient en Dominique, on fait appel à Pancho, un boat boy que nous avons connu lors de notre première visite et qui nous a fait connaître les merveilles de son pays. Pancho n'est plus là. Il a attrapé la dengue en plus d'un empoisonnement dû aux rats qui contaminent les produits d'épiceries, semble t-il. Alors, c'est Marcus et Tiffany qui ont organisé notre expédition.

Quant à la dengue, on se vaporise à l'anti-moustique autant qu'on peut. Ce qui nous protège aussi, c'est d'être au large et au vent plutôt qu'à terre. On ne se fait pas harceler par les moustiques tigrées, responsables de la dengue et de la chikougounia qui font rage dans les Caraïbes.


Demain, nous traversons en Martinique d'où Ron repartira dans quelques jours.


mercredi 5 mars 2014

Dure journée


On n’a pas donné beaucoup de nouvelles depuis Montserrat. On était trop occupé au plaisir de nos visites. Après Michèle et Philippe, c’est Yann qui est venu nous rejoindre à Saint-Martin. On s’est bien amusé, à commencé par le Lagon où il a fait connaissance avec nos amis de Panache, Vomo, Jolie-Julie et Gulliver, pour ensuite explorer Saint-Barthelémy, l’Île de la Fourche, Grand Case et Marigot, on n’a pas chômé! L’épidémie de dengue nous a un peu hanté, mais les produits antimoustiques ne nous font pas défaut.





Maintenant, on se prépare à quitter Saint-Martin pour commencer la descente vers le sud, vers Grenade plus précisément. Dans 4 jours, nous serons à Deshaies où viendra nous rejoindre notre ami Ron. Avant de partir, nous avions une réparation à faire. En effet, l’anémomètre est défectueux. Donc, hier, Françoise est montée au sommet du mât pour défaire la pièce défectueuse (Françoise est la plus légère de l’équipage) tandis que Pierre et Normand (de Panache) la hissaient et Johanne photographiait. 

Ho Hisse, Ho-Hisse. En passant, quelques constats de rouilles sur les haubans et les attaches du haut donnent à réfléchir. C’est vraiment superficiel, mais tant qu’à y être (ce n’est pas si évident d’y être!) autant nettoyer tout cela et c’est le plan pour le lendemain, puisqu’il faudra de toute façon remonter pour installer la nouvelle pièce. Donc, petit passage en Hollande en après-midi, chez Budget Marine pour faire l’acquisition de la pièce. Le modèle qui nous convient ne se fait plus. Malheur! On achète quand même la pièce recommandée. Ce matin, rebelote en haut du mât, avec en plus, une nouvelle mission, celle de nettoyer les haubans et les attaches.




On fait vite, car on voudrait partir demain matin, à la condition toutefois d’avoir fait nos douanes, l’avitaillement pour le départ, l’achat de minutes sur notre carte SIM, et le plein d’eau du bateau à la marina Port-La-Royale avant 15h00, le lavage. Gros programme.



Rien ne va. La nouvelle pièce est inadéquate, il faudra la retourner avant le départ (en Hollande, ça veut dire une course en dinghy d’au moins 1h aller-retour), le nettoyage des haubans prend plus de temps que prévu, la marina Port-La-Royale ferme ses portes de midi à 15h00, le lavage n’est pas prêt, et comble de malheur, on s’enlise dans le chenal. Pierre tire la drisse de spi pour faire pencher le bateau pendant que 2 autres dinghys poussent à plein régime pour sortir le voilier du haut-fond, et que Françoise met les gaz et creuse un nouveau chenal avec la quille. Ça marche!

On en est quitte pour modifier nos plans. On a pris le pont de Sandy Ground pour s’ancrer dans la Baie de Marigot. Demain matin, on ira chercher le lavage et retourner la pièce au magasin, en Hollande. Tout compte fait, on est content d’être ici, dans la baie de Marigot, pour la nuit. Il y a du vent, les moustiques ne peuvent pas nous déranger, le coucher de soleil est magnifique et, surtout, l’eau est propre et limpide.
Dure journée, mais une belle soirée, amorcée avec un bon gros steak/patate/ti-pois!!!

On va bien dormir.

jeudi 13 février 2014

Monserrat


Cette île vit avec un récent passé lourd et tente de survivre en misant sur un futur plus prometteur.

Avec Michèle et Philippe, on a réservé les services de Sony, un guide local, pour comprendre ce passé. Il nous a conduit en toute sécurité au milieu du séisme. On a pu voir le film des malheureux événements  qui jusqu'en 2010 se sont succédés au sud se Monserrat : éruptions, coulées de lave, explosions, coulées de cendres, une ville complète ensevelie.

L'ouragan dévastateur Hugo, puis les éruptions volcaniques de 1995 détruisant la principale ville de Monserrat, Plymouth et ses environs ont coupé les jambes de toute une population qui y vivait heureuse et qui se retrouva diminuée de plus de la moitié après les événements. Miraculeusement, il n’y eu que 25 morts, mais devant autant de pertes, plus de la moitié des gens ont baissé les bras et ont déserté.

Avec les autorisations requises auprès de la police on a pu visiter le site des zones A, B, et C. On est entré dans des maisons et des bâtiments de Plymouth... Quelle tristesse! Quelle désolation ! Tant d'efforts humains balayés et enterrés en si peu de temps. Quelle force de la nature que ce volcan.
C'est ce qu'on ressentait en marchant sur les boues crasseuses qui ont envahie les demeures laissées pour compte, à l'abandon, sans aucun recours auprès des gouvernements et assureurs. Act of GOD!
Dans les maisons, la boue à hauteur des comptoirs de cuisine.











L'espoir de pouvoir, lentement, reconstruire au nord, encore luxuriant, voilà la force des gens de Monserrat aujourd’hui. De retour sur notre voilier nous nous trouvons bien chanceux.


Merci à Sony, notre merveilleux quide, fils des propriétaires de Ginger Bread Villa, où logeront Michèle et Philippe pour les 2 derniers soirs de leur voyage dans les Antilles. Ils nous quitteront pour de bon samedi matin, après deux semaines entre Antigua et Montserrat. Ils ont pu voir avec nous de magnifiques plages, particulièrement Ffreys Beach.




Demain ce sera la Saint-Valentin, on ira souper chez John, un joli petit bistro ici dans "Little Bay", pour fêter nos amours.





mercredi 29 janvier 2014

Antigua, Oh Antigua!


La traversée sur Antigua valait certes  le combat contre vagues et vents.


Le 17 janvier, nous ancrons à  English Harbour, comme la flotte de l'amiral Nelson, avec drapeau de quarantaine aux haubans pour aller faire les formalités d'usage. Ce site est riche d'histoire.





Très bel accueil. Nos documents de douanes ayant été envoyés via internet par "eSeaclear", un système d'enregistrement qui facilite la vie, la procédure fut rapide.
L'ancrage y étant cependant problématique nous décidons d'aller à Falmouth Harbour et y prendre une boule de mouillage. Le lendemain, surprise, nous trouvons Taranga IV mouillé sur notre tribord. Toujours très heureux de retrouver Gervais et Monique.
Falmouth Harbour est intéressant pour les excursions pédestres.





Notre mouillage suivant a été Jolly Harbour, port de plaisance aux multiples canaux avec villas sur mer et quai pour y amarrer son voiler. On a surement pris Fort Lauderdale comme exemple, le prix des villas  semblent raisonable.
Les services de la marina sont super.
Notre frigo, qui ne refroidissait plus, fut réparé par un gars compétent, Philmore. Merci Philmore. Le frigo dans un bateau c'est important, à moins de vouloir y garder des poules vivantes pour les oeufs et la viande.

On attend Michou et Phil qui arriveront samedi soir. Ils seront avec nous du 5 au 15 fév. On s'en promet. Il y a beaucoup de sites de plongée autour de Jolly Harbour.



Si Éole le permet,nous tenterons une traversée sur Barbuda.

À suivre...

mercredi 22 janvier 2014

Mama Ja et Sister Michael


« Je m’appelle Jany, mais tout le monde m’appelle MamanJa (prononcer Gé) parce que je suis la plus vieille de la famille et c’est moi qui fais la loi ».
Elle me dit cela avec le plus beau des sourires. Un sourire antiguais! On a parlé ainsi, en riant, tout le temps que la pluie a duré. Malheureusement, elle a cessé et ses clients ont réapparu. MamanJa m’avait invitée à entrer dans sa voiture, voyant que je cherchais à me mettre à l’abri, sous un arbre bien impuissant à remplir ce rôle. Une voiture « de fonction » encombrée de tous ses effets personnels et ses papiers de vente. Elle vend des fruits, de beaux ananas, des bananes (plantains) et des bananas (desserts), des tomates, des concombres, etc.

Si je vous raconte ça, c’est parce que c’est tout à fait typique des gens que je rencontre ici, à Antigua. Ils sont chaleureux, généreux, ils nous saluent toujours sur la rue, avec un sourire timide au début, mais qui s’affirme au fur et à mesure de la conversation. J’ai rencontré aussi Sister Michael. Son vrai nom, Brenda Michael, mais elle insiste pour que je l’appelle Sister Michael parce que c’est son surnom dans la communauté. Elle est probablement très impliquée dans son Église. Sister Michael vend des petites robes et des T-shirts aux touristes qui se promènent dans le port. J’ai acheté une petite robe. Ce n’était pas mon intention, mais … Et puis, la conversation s’est enchaînée sur nos familles, ses petits enfants, nos bonheurs. Encore une fois, chaleur, rire, tapes sur l’épaule et embrassades en se quittant. J’aurais aimé que ça dure encore.

Vous parler d’Antigua? Oui, il y a les gros, gros, gros bateaux surmontés de leurs hélicoptères, les voiliers incommensurables sur lesquels on ne voit que les équipages qui s’affairent à faire briller les chromes et les cuivres et plus rarement leurs propriétaires. Coulicou, qui a quand même un bon 42 pieds, est une petite chaloupe à côté de cela. Vous parler d’Antigua? C’est aussi vous parler de ses plages et de ses baies, mais on est encore qu’au début de notre visite. Pour l’instant, vous parler d’Antigua, c’est vous parler du plaisir d’être avec des gens comme Maman J. et Sister Michael.

Depuis la Martinique, on a fait de belles traversées à la voile, avec des mers de 5 à 8 pieds, en passant brièvement par la Dominique pour arriver à la Guadeloupe où Chantal nous rejoignait. Un très agréable retour aux Saintes, notre place de prédilection, puis Malendure et Deshaies où d’autres bonheurs nous attendaient avec les amies de Chantale, Michèle et Diane. Une petite aventure dont on rira longtemps, à quatre dans un dinghy, surpris par une montée de vent subite, et des vagues grossissantes qui nous submergeait d’eau sans qu’on puisse parvenir à vider assez vite, loin du vaisseau mère. On est encore là pour en parler, c’est donc une fin heureuse à raconter dans nos soirées familiales et d’amis. Chantal est partie trop vite.

Et maintenant, Antigua, on est là. Michèle et Philippe, on vous attend de pied ferme.
xxx

 
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Les Salines, toujours si belles

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Que c'est tentant!

Chantal et Pierre
Promenade aux Saintes, Pierre et Chantal

Les meilleurs accras de la Guadeloupe
Pierre, Diane, Chantal et Michèle à Malendure


Ballade en taxi à English Harbour, Antigua

Vue sur English Harbour et Falmouth Harbour